Les Echos - Bioinspir invente un filtre végétal pour dépolluer les eaux contaminées

Nymphea_Nénuphar_photoChimEco
Issue du laboratoire ChimEco de l'université de Montpellier, la start-up Bioinspir a mis au point un filtre végétal pour capter les métaux dans les eaux polluées. Conçu à partir de plantes aquatiques envahissantes, il pourra ensuite être réutilisé pour d'autres applications. Des discussions sont en cours avec des industriels de la chimie.

Utiliser certains principes actifs des plantes exotiques envahissantes, qui prolifèrent dans des rivières du sud de la France, pour composer un filtre naturel dépolluant les eaux contaminées. C’est l’idée de Bioinspir, start-up issue des travaux de recherche du laboratoire ChimEco, rattaché au CNRS et à l’université de Montpellier.

 

En partenariat avec la Compagnie nationale du Rhône et dans le cadre d’un projet Feder, elle a synthétisé des molécules de ces plantes à partir de sa plateforme d’écocatalyse, pour réaliser des prototypes de filtres brevetés.

 

 « L’expérience est déjà menée depuis trois ans avec l’EPTB Gardons, dans le Gard, chaque été », explique Claude Grison, directrice scientifique de Bioinspir. Un pilote semi-industriel a aussi été installé à Saint-Laurent-le-Minier, pour traiter 10 m3 par heure en moyenne d’un effluent contaminé au zinc et au fer, à la demande du CNRS et de la région Occitanie. « Notre solution peut remplacer le traitement actuel, à la chaux, qui forme des boues toxiques », précise-t-elle.

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